Oscillation ::: from the mothership
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La soirée d’ouverture du festival se consacre à l’idée de « unboxing« , une méthode pour comprendre la technologie en isolant ses éléments et en déchiffrant ses mécanismes. Pom Bouvier-b & Marjolijn Dijkman examinent la puissance de l’électricité, Michaela Turcerová étudie la mécanique de son instrument, tandis qu’Elijah Maja imagine le call-and-response comme un lien entre époques et genres. Ka Baird clôt la soirée avec une recherche autour des dimensions extérieures du son.


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location: Electrify Everything

Electrify Everything transforme le spectacle séduisant des démonstrations électriques de l’époque des Lumières en une enquête critique sur les origines des unités et du langage qui façonnent l’électricité depuis trois siècles. La performance réfléchit au pouvoir structurant de l’électricité et à ses liens avec les ressources et les formes d’exploitation. Pom Bouvier-b et Marjolijn Dijkman y jouent des instruments expérimentaux qui traduisent les charges électriques et les variations magnétiques en sons. Les contributions d’électrophotographie à haute tension de Dijkman révèlent des interactions microscopiques, donnant à l’électricité une présence presque animiste. Un texte de Jean Katambayi Mukendi, interprété par François Makanga, retrace l’histoire et les réalités contemporaines de la production d’énergie à travers la terminologie électrique.

© Amélie Bouvier

Marjolijn Dijkman est une artiste multidisciplinaire dont la pratique est guidée par la recherche. Elle travaille avec le film, la photographie, la sculpture et l’installation. Son travail explore l’intersection entre la culture et d’autres champs de recherche, avec une attention particulière portée à l’environnement en mutation rapide et aux interdépendances entre humains et non humains.  En 2005, elle a cofondé l’organisation d’artistes « Enough Room for Space », et elle est actuellement chercheuse en doctorat à LUCA/KU Leuven (2023–2027).

La pratique sonore de Pom Bouvier-b tisse une approche singulière de la musique avec des formes d’écoute inventives. Elle compose des œuvres électroacoustiques, improvise au sein de divers ensembles, crée des espaces performatifs, des marches sonores, des partitions de gestes collectifs et des instruments fabriqués à la main. Formée aux Beaux-Arts, à l’ingénierie du son et à la composition, son travail se situe à la croisée de la musique, de l’art visuel et des pratiques incarnées.


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location: IN FLUX

Michaela Turcerová est une compositrice et saxophoniste slovaque qui explore les timbres cachés et habituellement inaudibles des instruments de musique. Dans son projet solo IN FLUX, elle entremêle des modifications du corps du saxophone alto, une amplification surréaliste, des objets sonores externes et des ondes sinusoïdales pour créer un organisme percussif hybride, situé dans un espace électroacoustique intime, libéré des attentes traditionnelles, de l’histoire et de l’identité culturelle. Son premier album alene et est sorti à l’automne 2024 sur le label slovaque mappa. Elle vit à Copenhagen, où elle dirige le Doudouči Ensemble et l’Ensemble ŠUMUM, co-dirige ALAWARI et le Wolfskin Ensemble, et est diplômée en composition classique et en saxophone de l’Academy of Arts in Banská Bystrica ainsi que du Rhythmic Music Conservatory.

© Šimon Lupták

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location: Continuum?

À la suite de sa résidence en 2024 à Q-O2, l’artiste et chercheur Elijah Maja présentera ses recherches en cours sur les recoupements stylistiques, techniques et rituels dans les processus musicaux. À la fois philosophiques et spéculatives, ces lignes de continuité seront explorées afin de comprendre comment les rencontres entre la pratique artistique, la technologie et la vie quotidienne ont influencé le monde sonore. Il conclura ensuite par une courte performance.

Elijah Maja est un artiste, écrivain et chercheur originaire de London. Sa pratique est multidisciplinaire et utilise principalement le son, l’image fixe et l’image en mouvement. Il s’intéresse à la création d’assemblages à travers le son expérimental et des réflexions spéculatives qui traversent différents fils conducteurs textuels, sonores et visuels, Maja s’interroge sur le syncrétisme, l’espace et la vie quotidienne dans la formation du processus.


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location: Yomp

Yomp est une pièce performative qui met en jeu des techniques étendues de voix et de microphone, des flûtes traitées en direct, des samples, du feedback, des rythmes fracturés et des interfaces de mouvement qui déclenchent et manipulent le son. La pièce joue librement avec l’idée d’une marche qui se désagrège sans cesse, poursuivant l’exploration par Baird des dimensions extérieures du son à travers la performance. Yomp incarne sa signature sonore qui est à la fois confrontante, viscérale, rituelle et empreinte d’humour.

« La pression temporelle générale détruit tout ce qui a le caractère d’un détour, tout ce qui est indirect, et appauvrit ainsi le monde en formes. Toute forme, toute figure, est un détour. Si la marche manque de toute hésitation, de toute pause, alors elle se fige en une marche forcée. » — Byung-Chul Han

Ka Baird est un•e artiste américain•e, multi-instrumentiste, producteur•ice et performeur•euse basé•e à New York City. Depuis plus de vingt ans, iel explore les dimensions extérieures du son à travers la performance. S’éloignant largement de ses racines dans le mouvement folk psychédélique du début des années 2000, Baird est reconnu•e pour ses performances solo brutes et avant-gardistes, à la croisée du son expérimental, de l’art performatif et du rituel. Sur scène, son arsenal comprend la voix étendue et des techniques de microphone, l’électronique, la flûte et le piano.