Le festival se conclut par un passage vers la frontière nord de Bruxelles, qui ouvre vers des futurs encore inconnus. Accueilli à Buda, dans la zone industrielle du canal, l’après-midi commence avec Jennifer Walshe & Neil Luck qui explorent un techno-occultisme à travers une multitude d’outils et de procédés. DJ Sniff expérimente ensuite sur platines, et Adomas Palekas étudie les circuits d’extended phenotype. Le festival se termine avec Dubmorphology qui prolonge sa performance en soirée. Venez partager ce dernier moment avec boissons, nourriture et, peut-être, un coucher de soleil sur le canal de Bruxelles.
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WACK est Jennifer Walshe et Neil Luck. WACK est un duo aux significations changeantes, aux proportions flexibles, à la sémiotique imprévisible, un amas d’objets. WACK est une expérience de techno-occultisme, qui mobilise des technologies d’enregistrement sonore anciennes et récentes, la voix, la percussion, le rêve, la télépathie et des accumulations de textes pour faire émerger sens, messages et récits à partir des débris du bruit informationnel quotidien. WACK invite le public à extraire des lectures énigmatiques de matières réelles et artificielles à partir de mots anciens et nouveaux, de fichiers audio profonds et d’objets très personnels.
Neil Luck est un musicien basé au Royaume-Uni. Son travail prend différentes formes, allant du théâtre musical aux œuvres de concert, à la radio, aux projets publics et aux enregistrements. Il est directeur du groupe expérimental de théâtre musical ARCO et collabore avec des artistes, des ensembles et des institutions à l’international.
Qualifiée par The Irish Times comme « la voix compositionnelle la plus originale apparue en Irlande ces vingt dernières années », la compositrice et performeuse Jennifer Walshe est née à Dublin. Sa musique est commandée, diffusée et jouée dans le monde entier, et elle travaille de manière approfondie avec l’IA. Son troisième album solo, A Late Anthology of Early Music Vol. 1: Ancient to Renaissance, utilise l’IA pour revisiter des œuvres majeures de l’histoire de la musique occidentale et figure parmi les albums de l’année pour The Irish Times, The Wire et The Quietus. Walshe est professeure de composition à l’Université d’Oxford et a fait l’objet d’un portrait dans The New Yorker.
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dj sniff (Takuro Mizuta Lippit) est musicien, turntablist, curateur et pédagogue dans le champ des arts électroniques expérimentaux et des musiques improvisées. Ses performances mêlent influences de la musique expérimentale, du hip hop et de l’improvisation libre, à partir d’instruments qu’il conçoit lui-même. Au fil des années, il collabore avec Evan Parker, Otomo Yoshihide, Tarek Atoui, Ken Ueno et Senyawa. Ses travaux récents prennent la forme de pièces sonores conceptuelles et d’installations fondées sur les histoires et théories du turntablism et de la culture audio, en particulier dans le Japon de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Il vit actuellement entre Los Angeles et Tokyo.
Elemental encounters est une performance sonore issue de cette recherche. Elle suit le concept de Circuits of Extended Phenotype à travers des instruments électroniques sensibles et fragiles, où influences humaines et non humaines participent à l’émergence du son. Dans cette performance, Adomas Palekas travaille avec des liquides qui activent les oscillations et invitent l’environnement, biotique comme abiotique, à prendre part à la vitalité sonore. Température, gravité, humidité, espèces chimiques et même la vie microbienne et ses traces participent ensemble à la composition du son.
Adomas Palekas est artiste sonore et bio-artiste, compositeur et créateur d’instruments basé à Vilnius. Son travail explore les relations entre art et non-humain. Sa recherche, intitulée Circuits of Extended Phenotype, s’appuie sur des instruments et interfaces qu’il développe pour permettre à des processus microbiens, chimiques et (in)organiques de participer à la formation du son. Son approche combine conception d’instruments, recherche microbienne, écoute située, field recording, sonification et composition électroacoustique.
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Dubmorphology crée une performance de longue durée qui se déploie sur plusieurs heures, en réponse à leur interaction avec BUDA BXL, en mobilisant une connaissance spécifique du lieu. La composition inclut des sons issus d’un micro géophone qui capte les signaux sismiques de l’environnement, d’un hydrophone placé dans l’eau et de micros de contact qui réagissent à la structure architecturale occupée. Cette performance en couches réunit des sons environnementaux issus de l’espace, une synthèse électronique tonale et des archives vocales qui abordent les relations entre langage, identité et pouvoir systémique.
Trevor Mathison et Gary Stewart forment Dubmorphology. Leur pratique répond à des sites et contextes spécifiques et explore des questions sociales et politiques à partir de matériaux sonores et visuels issus de collections historiques, d’archives et de fonds personnels. Leur travail aborde des questions épistémologiques et phénoménologiques, ainsi que des manières de voir, d’entendre et de percevoir le monde. Leurs œuvres ont été commandées et présentées par des musées, galeries, biennales, festivals de musique et de cinéma à travers le monde.